Etre ouvrier en France

Il est 10 heures en cette matinée pluvieuse du 31 janvier. Maurice, retraité de la Navale de Nantes, explique aux 1ères CGEA et CGEH du pôle équestre du Bois-Tillac, comment, à leur âge, plusieurs fois par minute, il soulevait un maillet de 17 kg pour fixer les rivets qui assembleraient les tôles des géants des mers. Nous sommes à la Maison des hommes et des techniques, au bout du Quai des Antilles qui abrita autrefois, les bureaux techniques de la Navale. Les élèves, impressionnés, perçoivent la fierté de tous les acteurs de cette activité qui fit la grandeur de Nantes jusque dans les années 80 avant que les chantiers ne soient transférés à Saint Nazaire.

C’est dans le cadre de l’étude, en histoire, du mouvement ouvrier en France entre 1830 et 1970, que les élèves poursuivront la matinée entre maniement d’outils spécifiques à la construction navale et rallye photo à la recherche des anciennes cales, des grues Titans et autres vestiges de cette industrie si ancrée dans l’ADN de la ville.